Vendredi 28 août 2009 5 28 08 2009 12:53
STAGE DE TANGO ARGENTIN
CECILIA DEMAGISTRE

COURS POUR FEMMES (et "suiveurs" en général)

Dates : 12 et 13 septembre 2009

THEMES :

Samedi : Améliorer son niveau dans les tours et méthodes d’entraînement personnel.

Dimanche : Jeu et créativité dans la danse.

Lieu :
Av. de la Gare 34, entrée A, "L'ACADE", Chavanne-Renens (à 5 min de la gare de Renens).

Niveaux :
I débutants-intermédiaires : sa et di 13 h – 14 h 30
II intermédiaires-avancés : sa et di 15 h – 16 h 30
III avancés-masterclass : sa et di 17 h – 18 h 30

prix : chf 35/cours.

Professeur : CECILIA DEMAGISTRE. Diplômée de l’Institut National Supérieur de Danse et d’Expression Corporelle Formée au tango dans l’école Rodolfo et Gloria Dinzel et par Juan Carlos Copes, ainsi que par de nombreux autres maestros. Enseigne le tango depuis 2001 à Buenos Aires et participe régulièrement à des spectacles dans cette ville.

INSCRIPTION par e-mail :
tangobox@bluewin.ch


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QUESTIONS-REPONSES :


Qui sont les participants ?

 

Par cours Femmes, il faut entendre au sens large cours pour “suiveurs”.

Toute personne qui s'intéresse à comprendre le rôle de la femme dans la danse est la bienvenue.

Le cours est destiné à des danseuses ou à des couples mixtes.

Vous devez vous attendre à suivre un entraînement relatif au "suiveur". Si vous pratiquez en couple, les instructions sont prioritairement destinées à élaborer la technique du « suiveur ».

L'idée est de prendre le contre-pied de la démarche habituelle dans les cours pour les couples où l'apprentissage de la figure occupe la majorité du temps et relève principalement du rôle de « guideur ».

 

Nb : Il est reconnu qu’il est également très profitable pour les hommes de comprendre de l'intérieur le rôle de la femme.


Comment déterminer son niveau ?

 

Par le temps de pratique :

I   débutants-intermédiaires (1-3 ans de tango*)

II   intermédiaires-avancés : (3-5 ans de tango*)

III   avancés-masterclass : (plus de 5 ans de tango*)
*pratique régulière. Il va de soi que l'indication des niveaux vaut aussi pour les différents secteurs de la danse  (une danseuse ou un danseur peuvent être plus ou moins avancés dans l'un ou l'autre de ces secteurs.)

En référence à la technique de base (marche, ochos, croisés, boleos, tours) :

I   débutants-intermédiaires : connaissance de la technique et exécution moyenne.
II   intermédiaires-avancés : exécution aisée.
III   avancés-masterclass : exécution avec une marge importante pour les variations et l'expressivité.


Prix, forfaits, possibilité de suivre plusieurs niveaux ?

 

Le prix de base est de 35 CHF/cours.


Il est possible de suivre plusieurs niveaux, mais pas les niveaux supérieurs à son niveau réel (une différence de niveau flagrante est gênante dans le déroulement du cours).

Forfaits pour plusieurs niveaux et pour couples mixtes :

Dès 4 cours, par personne ou par couple mixte (chaque membre d’un couple prenant ensemble 2 cours au moins) : 30 CHF par personne et par cours.

 

Dès 6 cours, par personne ou par couple mixte (chaque membre d’un couple prenant ensemble 3 cours au minimum) : 25 CHF par personne et par cours.




Par tangeano
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Vendredi 28 août 2009 5 28 08 2009 12:21
Cours réguliers
JEUDIS 19 H45-21H30

THEME :
Structure, mouvement et intensité dans les figures.
Développement du mouvement à travers les éléments suivants :
posture, marche, dynamique corporelle, musicalité et communication.

Tous niveaux (formes évolutives en fonction des niveaux.)

Lieu
A L'ACADE
Av. de la Gare 34
entrée A
1er étage
Chavannes-Renens (à 5 min de la Gare de Renens)

20 CHF/COURS.
Inscription et infos par e-mail : tangobox@bluewin.ch
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Jeudi 25 juin 2009 4 25 06 2009 14:51

EN CONSTRUCTION

Par tangeano
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Lundi 22 juin 2009 1 22 06 2009 14:51
Par tangeano
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Lundi 22 juin 2009 1 22 06 2009 14:13

  CIRCULATION DANS LE BAL

1. on ne dépasse jamais par la droite, , mais par la gauche.

Ceci étant valable dans le couloir de danse extérieur (bord de la piste). En effet, la tête du danseur est normalement orientée vers sa gauche. Il ne pourrait voir un couple passant à sa droite, dans sa zone aveugle. Si cela arrive (et cela arrive souvent…) c’est la danseuse qui doit être attentive et, par une pression sur l’épaule du danseur, lui indiquer l’obstacle.

 

2. jamais dépasser dans le 2ème
couloir.

Je présume que l’idée vient de la conception générale des couloirs, larges de deux pas. Dans une salle de grandeur moyenne, un dépassement dans le deuxième couloir induit un grand risque d’accident avec les danseurs qui circulent de l’autre côté et également avec les danseurs qui choisissent de danser à l’intérieur pour certaines raisons. Si on ne parle ici que de danseurs expérimentés, dans la tradition, beaucoup d’excellents danseurs exécutaient des figures dans le centre de la piste, et cela se fait beaucoup de nos jours. Par ailleurs, certains milongueros réputés dansaient lentement, en style apilado, dans le centre de la piste. Par exemple, c’est ce que faisait Carlos Gavito. Dans certaines milongas où les meilleurs danseurs de Buenos Aires se retrouvent (il y a un code pour cela aussi..) les touristes égarés se retrouvent poussés au centre de la piste, qui devient le repère des débutants. Néanmoins, même si l’esprit du tango est paradoxal, il y a quand même une base de respect de l’autre qui doit primer. Il est donc très mal venu aussi bien de faire le rouleau compresseur que de stigmatiser les débutants (lesquels ne peuvent techniquement pas, en pratique, respecter toujours les règles, quoiqu’on dise…)

 

3. garder une distance de'1.50m entre chaque couple.

Il s’agit d’une règle idéale, qui suppose un environnement idéal. C’est une règle qu’il est facile de respecter au Club Sunderland (Villa Urquiza à l’Est de Buenos Aires) où il y a bcp de place. C’est une règle impossible à appliquer au centre de Buenos Aires, par exemple. La véritable règle logique est plutôt de garder 2 pas de distance, de façon à ce que des directions convergentes ne conduisent pas à des accidents. Naturellement, c’est la grandeur des pas qui compte alors. On dit qu’un couple de bons danseurs peut exécuter une pas de base, danser et exprimer la musique sur une surface équivalente à une bouche d’égout. Cela suppose naturellement des très petits pas et la maîtrise des directions circulaires.

 

Le minimum est d’éviter les grands pas en arrière, contre le sens de la danse, quand on ne maîtrise pas l’espace.

 

4. pour faire des figures, s'il y a trop de monde, les
faire dans les coins, et si on cogne quelqu'un, s'excuser.  ou si pas possible juste marcher, marcher, c'est aussi cela
danser.

Les coins sont en effet parfait pour les figures circulaires. Attention aux dépassements lorsqu’on repart.

Pour en revenir aux bases, le tango est simplement une certaine façon de marcher (Borgès). Les viejos pensaient naturellement que tout était dans la marche, et qui si on savait marcher, on pouvait tout faire. Toutefois, extrêmement peu de danseurs maîtrisent la marche. La marche est ce qu’il y a de plus difficile, non seulement parce que c’est la poésie pure du tango, mais parce qu’il y a une question de coordination avec un partenaire qui, par définition, marche différemment.

De plus, marcher signifie en général avancer. Or il est rare de pouvoir avancer de cette façon dans une milonga.

 

5. pas de conversations sur la piste

On ne danse normalement pas les 8 premiers temps du morceau pour pouvoir placer une petite conversation… Bien entendu, se placer sur la piste pour discuter relève d’un moment d’égarement.

 

6. une femme a le droit de refuser une danse, si la personne ne lui
plaît pas, mais lui dire qu'elle à mal aux pieds, ou qu'elle se repose un instant. Elle peut aussi inviter un homme,
mais jamais à buenos aire, on se fait jeter dehors.
 

Bien entendu. Refuser une danse peut néanmoins être assez mal perçu. Spécialement si la personne concernée vous voit ensuite danser avec quelqu’un d’autre : l’excuse paraît alors cynique. Chicho, dans une interview que j’avais mise sur mon blog, disait avoir été traumatisé par un refus d’une danseuse. Si une danseuse refuse une danse sans connaître le danseur, par caprice ou parce que la tête du danseur ne lui revient pas, elle ne sera sans doute plus jamais invitée par cette personne. Dans certains cas, refuser une danser à quelqu’un se justifie par un inconvénient objectif (blessure, etc) ou parce qu’il s’agit vraiment de danser comme dans une milonga traditionnelle. La milonga traditionnelle a deux faces : a) il s’agit d’un endroit où les amis se retrouvent, éventuellement en famille. On invite généralement pas une femme venue en couple, ou une jeune fille sans demander l’autorisation à la maman.

b) la milonga peut aussi être un « lieu de culte ». Une profonde connexion signifie là une grande intimité, une rencontre un peu alchimique, la fusion des cœurs et des âmes… On ne fait pas cela avec n’importe qui, à moins de sombrer dans la promiscuité. Il ne faut néanmoins pas perdre de vue que cela n’arrive pratiquement jamais sous nos latitudes. Du point de vue traditionnel, nos milongas n’en sont pas. Elles y tendent, bien sûr, mais c’est difficile. (Pablo Veron, qui exagérait, disait dernièrement que si les choses continuaient comme cela, il n’y aurait bientôt plus un seul danseur de tango.)

 

Les femmes invitent assez souvent. Traditionnellement, c’est par le regard que la femme invite. Soutenir le regard peut alors poser problème ou le fait qu’on soit myope… Dans le cas d’une débutante qui irait agressivement inviter les bons danseurs dans une milonga traditionnelle de Buenos Aires, je pense que les organisateurs lui diraient de cesser ou de partir.

Il ne faut cependant pas exagérer : dans beaucoup de milongas du centre, la quantité de monde est telle sur un espace restreint que personne ne sait ce qui se passe.





Site de nice tango(www.verynicetango.com)


1-     
Sens de circulation dans la milonga
Il existe un sens de circulation dans le bal (identique à la circulation automobile autour d'un rond point…).  On se déplace sur une piste dans le sens inverse des aiguilles d'une montre. Ceci implique de ne pas reculer sur une piste de danse et d'être ainsi à contre-courant. Il est quand même possible de reculer, mais seulement après s'être assuré au préalable qu'il n'y a pas risque de collision avec un autre couple.

2-  fluidité dans la milonga
On ne doit pas créer de bouchons, s'arrêter sur la piste pour discuter ou faire des figures. La circulation autour de la piste doit être fluide.
Si l'on désire faire une figure statique, celle-ci doit être faite dans un coin de la piste ou au milieu, ensuite on revient dans la file.
Dès que le couple qui vous précède s'est déplacé et a libéré l'espace, il faut occuper cet espace. 
Ne pas faire de figures dangereuses par respect pour les autres couples, marcher en rythme le plus possible. 
Le respect de ces règles dans la milonga est primordial. 

 

 

Blog de méphisto tango (tous les articles suivants. Vous pouvez les consulter sur mephisto-tango) :


PRINCIPE
DE BASE POUR LES BALS, PRATIQUES ET COURS

Le principe de base, incontestablement, est le respect d’autrui. Cela fait partie de la bonne éducation, dès l’enfance. Bonne humeur, savoir-vivre, politesse et gentillesse devraient être les maîtres mots, toujours présents à l’esprit des participants, et ce, à n’importe quel moment. Même si en cours, un pas ou une figure n’a pas été bien comprise, et que l’on pense que le responsable c’est le (ou la) partenaire. Même si en bal, on se fait bousculer sévèrement, ou encore marcher sur les pieds. Et, pour les enseignants, même s’ils se font critiquer, dénigrer, ou contredire lors des cours ou ailleurs. Nous vivons tous dans la communauté du Tango, et il est nécessaire de garder en soi, sang-froid et cordialité sous peine de dérives nocives.
Voyons, en détails, les bons réflexes à avoir :

1 °) SUR LA PISTE

Sens de la circulation
Le sens de circulation sur la piste est le sens inverse des aiguilles d’une montre. Et, comme dans la circulation automobile, il existe plusieurs couloirs de circulation, de l’extérieur, à l’intérieur. Plus la piste est grande en diamètre, plus il y aura de couloirs. A l’intérieur sont les danseurs plus lents ou inexpérimentés, et au centre ceux qui voudront danser des figures statiques. Au couloir le plus extérieur sont les danseurs expérimentés qui se meuvent le plus rapidement tout en maitrisant parfaitement leurs mouvements et l’espace. Plus il y a de monde sur la piste, et donc un espace restreint, plus les pas sont petits et l’abrazo fermé pour ne pas risquer de heurter le couple à côté.

Comment pouvons-nous savoir dans quel couloir nous pouvons circuler ?
Tout étant relatif (fonction des danseurs et danseuses présents, fonction de l’heure), il convient de regarder un moment comment le bal circule et évolue au moment où nous arrivons. De cette façon on s’imprègne de l’ambiance du bal pour ne pas être comme « un chien dans un jeu de quilles ».

Le bal, idéalement, doit être fluide et doit bien tourner. Ce qui veut dire que l’on ne doit pas s’arrêter sur place et ainsi créer de bouchon derrière soi. Ne pas changer de couloir, sauf nécessité absolue. L’espace doit être géré constamment par les danseurs. Prendre la place du couple devant qui vous l’a laissée. Ne pas doubler, sauf nécessité absolue. Si l’on doit doubler, doubler sur la gauche. Rester maître de sa vitesse, être capable de s’arrêter en cas de danger, de changer de direction rapidement. Etre capable de modifier dans l’instant ce que l’on avait l’intention de faire. Ne pas parler pour expliquer un pas, en pleine danse. Au contraire, rester concentré sur la musique, sur l’espace disponible, sur le guidage de la partenaire. Tout gérer : même l’imprévu. Improviser à chaque instant.

En cas de heurts
Malheureusement, malgré toutes ces précautions, il arrive que des chocs aient lieu. Plus l’espace est restreint, plus le risque de heurts est grand.

Quels sont les possibilités de chocs ?
- Quand la vitesse d’un couple n’est pas maitrisée, par rapport à la vitesse de tous les danseurs du couloir :
a) Vitesse trop lente (ou arrêt) et le couple derrière risque de heurter celui qui va trop lentement (ou qui s’est arrêté), s’il ne l’a pas vu à temps
b) vitesse trop rapide et c’est ce même couple qui risque de heurter le couple devant s’il ne l’a pas vu à temps.

- Quand un homme décide de reculer sans avoir vu évoluer le couple derrière lui, dans le même couloir,

- Quand deux couples de deux couloirs différents mais qui se jouxtent, décident au même moment, par hasard, de faire un pas latéral l’un à la rencontre de l’autre,

- Quand les boleos ou ganchos de la femme ne sont pas maitrisés en fonction de l’espace disponible alentour. Les femmes doivent apprécier par elles-mêmes si elles peuvent, ou non, effectuer en toute sécurité de telles figures.

- Quand les coudes des danseurs / danseuses sont trop hauts, ou à l’extérieur du cercle du couple dansant. De tels coudes font des ravages et peuvent faucher littéralement les visages ou les nuques des couples d’à côté (c’est du vécu !).

Dans tous les cas de chocs :
S’excuser auprès de celui ou celle que l’on a heurté fait partie de la bonne éducation. Cela montre que l’on respecte celui ou celle que l’on a heurté, même si l’on n’est pas responsable de l’erreur. Ne pas reprocher au partenaire la responsabilité du heurt.
Surtout ne pas penser que, puisqu’on n’est pas responsable du choc, on n’a pas à s’excuser. L’autre danseur en face peut aussi penser la même chose. L’humilité fait aussi partie du savoir vivre. On ne s’approprie pas la piste de danse comme on s’approprie un objet que l’on achète.

Si les excuses ne suivent pas un heurt, il est fort à parier qu’un jugement négatif sur la personne ou à plus forte raison sur la milonga elle-même, risque d’être fait, à tort ou à raison. De plus, des excuses contribuent à la bonne ambiance d’une milonga. Ne pas oublier qu’une milonga est un endroit convivial, ou on prend du plaisir à se retrouver et à danser ensemble, et même à danser avec des inconnus(es).

Les invitations : ne pas oublier le caractère profondément social de la milonga (bal)

C’est le (la) responsable de la milonga qui en définit son fonctionnement, en accord avec le DJ. Il n’empêche que les participants à cette milonga doivent à l’organisateur, de se conformer aux us et coutumes.
Habituellement, la programmation effectuée par le DJ est structurée en Tandas et Cortinas. Les Tandas sont représentés par 3 ou 4 morceaux de même style. Chaque Tanda est séparée par une Cortina, morceau de musique ne pouvant être confondue avec la Tanda.

Sur la Cortina, les danseurs regagnent leur table, ou simplement quittent la piste, pour permettre à d’autres danseurs d’y venir, ou bien permettre d’autres invitations avec d’autres partenaires.

Il est bien vu de changer de partenaires plusieurs fois dans la soirée, préservant en cela le côté convivial, social et populaire de la milonga. Le fait de danser uniquement toute la soirée avec le ou la même partenaire et se l’accaparer, (c’est paradoxalement assez bien toléré), ne permet pas d’échanger et de partager, ce qui est normalement le propre du bal. A Paris, le fait de danser avec un (e) seul (e) partenaire, même si c’est toléré, est considéré comme élitiste et comme anti-social, voire snob et égocentrique. Sans compter que ces personnes se privent de rencontres (dansées) intéressantes, potentiellement ! Le danseur qui savoure la milonga dans laquelle il est, prendra le temps d’attendre la musique qu’il aime vraiment avant d’inviter la femme qui lui semble la plus proche de ses aspirations, donnant ainsi toutes les chances d’une très forte entente dansée entre les deux partenaires. Dans l’intervalle, il peut discuter avec d’autres participants, aller au bar, ou simplement écouter la musique.

Normalement on ne change pas de partenaire durant la Tanda. La bienséance veut qu’on fasse au moins 2 Tangos (ou valses, ou milongas) avec le (la) même partenaire, mais il est mieux de faire toute la durée de la Tanda soit 3 ou 4 morceaux. Le seul cas à mon sens, où une femme peut planter son partenaire en plein milieu d’un Tango est celui qui relève de la brutalité avérée, de gestes que la morale réprouve, ou bien d’une non- maitrise de ses sentiments intimes et personnels !

A Buenos-Aires, et maintenant à Paris, peut-être aussi en Province, il est de bon ton de discuter un peu avec son (sa) partenaire avant de recommencer à danser entre deux Tangos, alors que la musique a repris.
Raccompagner la dame à sa table est « tip top » !

Ne pas promettre des invitations faites à tort et à travers sans passer à la pratique effectivement. Inversement, ne pas oublier les invitations acceptées. Rester très poli (e) et souriant (e) même si l’on doit refuser une invitation, il en est de même pour celui ou celle qui invite et qui se voit refuser.

De façon générale, les invitations se font le plus cordialement possible, peut importe la façon dont on s’y prend : par le regard, par le fameux « cabeceo », ou plus classiquement en France, en parlant directement avec le ou la partenaire potentiel(le).
Mesdames et messieurs, si vous mourrez d’envie d’inviter un (une) professionnel(le) dans une milonga, soyez conscient(e)que vous aurez entre les mains une « Ferrari » !

2°) DANS LES COURS
Le sens de circulation est le même que sur une piste : dans le sens inverse des aiguilles de montre. En cas de heurts, le même comportement de respect et de politesse est à rechercher (voir 1° ci-dessus).

Si vous avez un ou une partenaire attitré(e), n’oubliez pas de prévenir en cas d’impossibilité de vous rendre au cours.
Arriver à l’heure, même si le prof ne l’est pas…….toujours ! « La ponctualité est la politesse des rois ! »

Si le cours n’est pas terminé quand vous arrivez, patientez sans faire trop de bruit pour ne pas gêner la fin du cours.
Un élève vient aux cours pour apprendre. Sens de l’observation, écoute des explications sont nécessaires. En d’autres termes il faut de l’attention, en conséquence éviter de parler au voisin pendant les explications du professeur.

Si un professeur vient vous voir en particulier, pour vous donner une explication ou faire une correction de votre pas, alors que vous répétiez un pas ou une figure avec votre partenaire, ne vous sentez pas obligé(e) de l’envoyer promener par agacement. Faites lui confiance, ce qu’il ou elle a vu n’est pas forcément faux !

Eviter d’ « engueuler » son ou sa partenaire, cela n’arrange rien au contraire. Demandez-lui gentiment ce que vous voudriez. Si vraiment vous êtes très énervé(e), changer de partenaire puis revenez ensuite, cette interruption a permis de faire tomber la pression. Patience et indulgence !

De toute façon il est mieux de changer de partenaire de temps en temps, pour ne pas « faire du par cœur » avec le (la) même partenaire.

L’apprentissage est long et difficile pour tout le monde, du débutant à l’expérimenté. Ne pas se prendre pour des stars, même pour les élèves qui sont très brillants ou qui ont des tas d’années de Tango derrière. On trouve toujours meilleur que soi. Des professionnels de très haut niveau n’hésitent pas à aller prendre des cours chez d’autres, alors…….On apprend jusqu’à la fin de sa vie.

Et enfin, respecter le plus possible les niveaux annoncés pour les cours et les stages.

« Quand des femmes refusent les invitations à danser des hommes »

 

 

Depuis des années et des années que je fréquente les milongas, je me suis toujours posée la question de savoir pourquoi, (moi qui ne refuse jamais de danser, même avec des inconnus) certaines très bonnes danseuses de haut niveau en Tango argentin, refusent très souvent de danser avec des hommes inconnus (ou presque) qui les invitent.

Vous allez me répondre, si vous êtes dans ce cas de figure mesdames : « c’est notre droit de refuser l’invitation ». Certes, c’est votre droit. Mais pourquoi refusez-vous, si vous n’êtes pas malade, ou si vous n’avez pas mal aux pieds, ou si vous n’êtes pas fatiguée, de danser avec un homme qui vous invite ? N’êtes-vous pas là pour danser ? Avez-vous peur de vous ennuyer dans ses bras, si cet homme n’est pas un suffisamment bon danseur à votre goût ? Avez-vous peur d’être brutalisée ? N’avez-vous pas confiance en vous ? Ou à l’inverse, êtes-vous définitivement snob et prétentieuse, au point de juger que votre niveau est tellement élevé que seuls les tout meilleurs danseurs de Paris trouvent grâce à vos yeux ? Recherchez-vous le Prince Charmant, et tant que celui-ci ne vous a pas invitée, vous refusez toutes les invitations, de peur de louper celle qui vous ferait chavirer de plaisir ? Attendez-vous votre tour patiemment, pour qu’un super danseur vous invite ? Pensez-vous que de danser avec un homme de niveau inférieur au vôtre, abimerait votre style ? Ou bien voulez-vous uniquement vous, inviter vous-mêmes les hommes de votre choix ?

J’ai vu très récemment un jeune homme se faire « jeter » très cavalièrement par une jeune femme, alors que ce jeune homme, au demeurant très bon danseur, au physique agréable, bien élevé, gentil et attentionné, possédant un abrazo excellent, invitait poliment une jeune danseuse de très haut niveau. Quelle mouche a piqué cette femme pour refuser ? J’étais très gênée pour elle et à la limite j’avais honte pour elle. Elle était seule et il n’y avait pas, apparemment, de possibilité de jalousie de la part d’un conjoint éventuel. Si cette femme était de mauvaise humeur, c’était le bon moyen de prendre la vie du bon côté en dansant, sûrement très bien avec lui.

Une milonga est un lieu d’échange, de partage, c’est un lieu social où tous les milieux se rencontrent grâce à la danse. C’est un milieu où hommes et femmes se rencontrent. L’apprentissage dans le Tango argentin ne s’arrête jamais car tout le monde, sans exception, a appris à danser, apprend encore et apprendra toujours car les possibilités dans le Tango sont infinies. Danser dans les milongas apporte beaucoup, danseurs doués comme danseurs peu doués. Danseuses douées comme danseuse peu douées. Alors pourquoi ne pas jouer le jeu mesdames, alors qu’en France maintenant nous voyons de plus en plus les dames inviter elles-mêmes les danseurs, et que ceux-ci acceptent les invitations de plus en plus facilement ?

Si maintenant nous pouvons remercier les hommes d’accepter les invitations, nous les femmes, ne nous laissons pas entrainer dans cette mauvaise voie qui est de refuser de danser pour des raisons obscures. Les hommes ne méritent certainement pas cela.

Sur la façon « juste », pour les femmes sans partenaire, d’appréhender les milongas

 

 

Ce week-end je suis allée à l’Université d’été organisée par le Temps du Tango, et j’ai pu participer en tant qu’auditeur libre, à la conférence – table ronde : « La dimension sexuée du Tango » animée par le bien connu Christophe Apprill (danseur, sociologue, écrivain…), accompagné par les non moins connus Rémy Hess et Catherine Berbessou, entre autres. Cette conférence a fait la part belle aux rôles homme / femme dans le Tango, ce que cela représente en psychologie, et, de façon très générale ce que représente le Tango, danse inégalitaire, dans les comportements humains, entre hommes et femmes.

L’objet de ce blog n’est pas tant de faire un compte-rendu narratif de ce qui s’est dit lors de cette conférence (du reste, bien appréciée par l’auditoire), mais plutôt de faire référence à un commentaire exprimé par une auditrice à la fin, commentaire dont l’esprit est le suivant : « vous n’avez pas parlé du fait que certaines femmes ne se font pas inviter dans les milongas alors que des hommes restent assis, ou bien que ceux-ci invitent d’abord des femmes jeunes et jolies ».

Personnellement j’ai beaucoup réfléchi à ce fait qui est tout à fait réel. Dans beaucoup de milongas où les femmes sont majoritaires en nombre, il est effectivement regrettable de constater que certaines dansent peu et se font peu inviter, ou bien ne dansent pas du tout. Imaginez cela : des femmes se préparent à sortir, se font belles, s’habillent bien, se coiffent, se maquillent, apportent leurs plus belles chaussures pour danser (quelque part c’est une fête, non ?) et elles ne se font pas inviter du tout. Certaines alors demandent aux hommes qu’elles connaissent : « tu me fais danser ? », dans ce cas cela peut marcher, mais qu’en est-il des femmes qui ne connaissent personne ou qui n’invitent pas les hommes ? Pour elles, ce peut être dramatique. Dans la majorité des cas, surtout si cette histoire se reproduit trop souvent, ces femmes deviennent des frustrées chroniques, des aigries du Tango et des danseurs. Dans le pire des cas, elles en arrivent à être agressives et très désagréables, non seulement vis-à-vis des hommes, mais de toute la communauté tanguera en général y compris les femmes. Comme évidemment les hommes ressentent ces choses chez ces femmes, il s’ensuit un cercle vicieux, les hommes n’ayant absolument pas envie (et on les comprend) d’inviter une femme pas aimable. La recherche du plaisir, la rencontre entre un homme et une femme lors de la danse ne peut jamais se faire dans de telles conditions.

Comprendre que danser le Tango n’est pas un dû absolu et constant, c’est faire un grand pas dans la compréhension du « juste » comportement pour les femmes sans partenaire, dans les milongas. Cela peut être une chance, et quand on a cette chance, on a gagné sa soirée. Inversement on peut ne pas avoir de chance, et on devrait accepter de ne pas avoir de chance ce soir-là.

Lors de la conférence il a été dit plusieurs mots clés. Je les cite : tendresse, bienveillance, engagement, séduction, faire plaisir, culture de l’ « embrassé », plaisir, intimité, écoute mutuelle, détente, désir, oser se toucher, effervescence pulsionnelle … Comment peut-on ressentir de tels sentiments si on est frustrée, énervée, agressive ? C’est impossible.

Ne pas faire tapisserie dans les milongas, c’est comme dans la vie, c’est d’abord et avant tout être souriante, décontractée, aimable, charmante. Ne pas faire tapisserie dans les milongas c’est aussi, bien sûr, avoir appris à danser. La débutante jeune et jolie se fera inviter certes, mais ce ne sera pas pour la danse … à moins qu’elle ne soit très douée spontanément ! Si l’on est moins jeune et moins jolie, autant apprendre de mieux en mieux…. Ce sera un point positif, pour ne pas que les hommes subissent sans plaisir une danse avec une femme qui ne suit pas, qui anticipe où qui n’est pas relâchée…

La frustration et l’agressivité n’apportent rien, bien au contraire, cela se voit et se ressent. Le plus raisonnable est de faire contre fortune bon cœur quand on n’est pas invitée dans une milonga. Se dire que la prochaine fois ce sera mieux. Chercher des sujets d’intérêt dans une milonga où on n’est pas invitée, où on ne connait personne, est toujours possible. Regarder les gens qui dansent, rechercher ceux ou celles qui dansent le mieux pour s’en imprégner, s’intéresser à leur technique, leur façon de se déplacer, leur connexion mutuelle…On apprend aussi en regardant. Peut-être y a t’il des démonstrations de prévues ? Un orchestre ? Ecouter la musique, chercher à lier conversation avec son voisin ou sa voisine de table….Et si vraiment rien ne va, l’accepter et partir sans regret et sans rancune. Il n’y a pas de honte à partir à 23h30 alors qu’on est arrivée à 21h30 !

A mon sens, la pire des choses est de penser que, puisque l’on est dans une milonga et que l’on a payé son entrée, il faut danser absolument. Si des femmes seules arrivant sans partenaire et sans connaitre personne, pensent, a priori, qu’elles vont danser à coup sûr et qu’elles vont se faire inviter, il y a de grandes chances pour que cela ne marche pas immédiatement. Il faut du temps, il faut se faire connaitre et reconnaitre, et cela peut prendre des mois et des mois !

Le secret est d’aller dans une milonga sans a priori, être disponible, libre de pensée, neuve. Se dire que si l’on se fait inviter, c’est bien, si l’on ne se fait pas inviter c’est tant pis, mais c’est la règle du jeu. Jeu terrible, mais il faut en accepter les règles. On ne peut pas contraindre les hommes à danser, de même qu’on ne peut pas obliger des femmes à danser si elles n’en ont pas envie.

Par tangeano
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Mercredi 15 octobre 2008 3 15 10 2008 12:37

Hector Falcon

by Jackie Ling WongHector

 

Scene:  Falcon contacted me through email and expressed his appreciation for the interviews on the website.  I suggested that we rendezvous in Buenos Aires for an interview.  He agreed.  Personally, I didn't know what to expect but was pleasantly surprised to encounter a very relaxed

pleasant Argentine professional dancer without any pretensions. amazing...:-)  

 

We met in the lobby of the Bauen hotel.  I was late and almost missed him  because the previous interview took longer than expected.  








Q:  A little history first... who was most influential in your development as a tango dancer?

 

Hector:  I was 4 years old when I started dancing Folkloric and was 14 years old when I started dancing Tango.

I began working with the Dinzels when I was 21 years old.  Maestro Dinzel is profound as a Tango instructor.  

The most important highlight was working with Miguel Zotto in the Tango production  Tango X 2.

Miguel taught me so much. I knew how to dance socially but I learned a lot from him about the traditional aspects of Tango.  

Even though I might "know" a Tango concept, Miguel helped me "understand" it.  And then there was Todaro in Buenos aires.  

When I met him, he was already very old and he danced Milonguero style. Todaro had a huge vocabulary.. it was unbelievable.

 

And of course, there was the show Tango Passion. I worked in many companies around the world.

 

Q:  How would you define your style of dance?

 

Hector: I am very traditional... and an artist.  I feel I dance real tango . I don't do many lifts and I dance on the floor.  

I love close embrace socially and do as much as I can on stage.  Of all the dances, Milonga traspie is my favorite and is probably what I am known for.  I enjoy it

 

Q:  Why?

Hector:  Maybe because it was very difficult for me to learn... and also because it's fun. Tango is so serious.. the music...

Tango can be melancholy and I like it but  sometimes I want to be more upbeat.

 

Q:  Why do you think milonga traspie is so difficult for people to learn?

 

Hector: It is more difficult than Tango because the Tango gives you many possibilities to follow the music.

In Milonga you must be exact in how you follow the music.  Sometimes people think it's the speed and, sure, the melody has speed.

You can stop and wait in Tango. It is part of the choreography. That really doesn't happen in milonga. You must be on tempo.

 

Q:  What are the other differences between the Milonga and Tango?

 

Hector: Most of the Milonga steps you can do in Tango, but not most of the Tango steps in Milonga.  

 

Q: Why do you say that?  

Hector:  ...Because of following the music...  following the beat. In Tango you can do decorations but in Milonga that is difficult.

 

Q: And what is required in the leader for Milonga?

 

Hector: The same rules as Tango.  Open embrace or close embrace and it's not necessary to take smaller steps. However, when you dance traspie, you can mix between regular and traspie. The contra-tempo needs to be small step...  because the beat is shorter,

so the step needs to be smaller.  but regular milonga... sure take big steps. Also doing large steps in traspie would not be elegant.

 

Q:  And for the follower?

 

Hector:  She must know how to dance milonga traspie. It is difficult to do if you haven't learned it.

 It's also very important in traspie to follow the lead ... not guess...  go after the lead...

 

Also she must have relaxed legs and put her weight into the ground.  In any folkloric dance you need to be grounded.

In classical dance, the weight goes up.  It's the same for Tango, except you have more possibilities so your weight can go up.

Additionally your weight must reach the floor exactly on the beat...  and just once.  Not twice.Some of the dancers,

women and men, fly on the music... so you don't know where your partner is. They must be grounded.

 

In Tango you can lie,  but you can't in Milonga because of the tempo. It's difficult to teach the traspie because of the weight change.  I try to explain that it's like the feeling of regret... think I am going to step but change my mind.  

 

 Q: Where does the lead come from?  

Hector: In close embrace and Milonga I use the chest.

 

Q:  Can you tell when the follower is not following the chest and is thinking more of their feet?

 

Hector: I can realize when the follower is following the feet.  

It usually means that she or he is thinking about how they look... elegant... not the dance..

 

We don't need to care about the mirror.  Our mirror is inside.

As a dancer you want to enjoy the dance. I dance very relaxed. No tension in my arms or my body or my mind.

 I go to the milonga to enjoy it.. not suffer.  So I want to enjoy the dances I have.  Even if you are an artist,

people can see if you don't feel the dance.  The best artists are the ones that feel.  

 

When you go to the milonga, sometimes you feel like you are doing everything right..

and another time, everything is wrong.  it's not the technique or loss of knowledge... it's the lack of feeling.

If you feel bad that is okay. it is still a feeling... but to be in your feet and not feel anything.. that is not good.  

 

I always compare the dance with language.  You and I have spoken English for an hour. Sometimes I say I can't speak English.  

So now I have to think in Spanish and speak in English.  After a while I relax and now I can speak English with ease.

 

Q:  Carlos gavita was an artist that transmitted the feeling. He was very slow.. and did nothing..

 but the feeling from him was remarkable.  He didn't need to do many steps.

 

Hector: I met him almost 20 years ago. He was performing and he was an artist 30 - 40 years ago.   Carlos was traveling around the world when no one else was traveling.  He came back from Europe after being gone for 15 years.  He wasn't competitive.

In Tango we have levels.  If I'm going to teach and Gavito is also teaching, I respect him.

I MUST respect him.  He was older, had much more experience

 

If anyone asks me about Dinzel, Copes... I respect them because they are on another level....  older than me in the profession.  

We always have something to learn.  Sometimes the new teachers, new dancers, they don't care about the important things.

  But when we become older, we become wiser.  hopefully...

 

Q:  And Nuevo Tango?

 

Hector: Nuevo Tango -  I like it. Everything is going to change and we need to change with the world.  

Even if I personally don't change my dance.  This is good for the tango. Otherwise we will keep dancing like we did a 100 years ago.  We need to change with the times.

 

and Nuevo music - I like some of it.. and some of it i don't.... because it doesn't feel like Tango.

The Nuevo dance is different. Some of the new teachers dancers try a different way, and they find a different way or step to do...

to see if our body can do it.  It is interesting.  Maybe I understand because I like to dance other dances too.  

 

Q: How is the Tango different from other dances?

 

Hector: The tango dance is more important than the tango music.  It is a language.

Another important thing about the Tango is that you can dance in any part of the world at a Milonga.  

That doesn't happen with other dances.  Even if you don't speak the language.

 

Also , you improvise all the time... and you do that most of the time within the real embrace of your partner.

In open embrace you can do many steps, it doesn't feel like a real embrace.  Tango is about the embrace.

If you dance ballroom, you hold your partner. but in tango we embrace the partner.

In english it is very clear. In Spanish we don't use the word hold.

 

When we talk about improvisation.. sometimes it is not pure because you know the step but you improvise the sequence.  

But in the Tango, you can change in the middle of the step.. then it is pure.  You never know what is coming.  In ballroom,

when you start to do something, you pretty much know  what is coming even though you may improvise the sequence.  

In Tango, you never know... especially if you don't know your partner. Sometimes, I lead (a question... i ask) and when my partner does something, it is an answer.  Sometimes, with a question my partner will answer in a different way and then I need to ask a different question.  Sometimes you have to say your question louder. (laugher) One of my teachers, Maestro Dinzel, would always say that each Tango is unique.  You can not repeat the experience. Even if you do everything the same,  it will not be same.  

 

Q:  Any final words of advice?

 

Hector: Never stop learning.  Try to learn the most you can.  Even if you are talented, still work, study, rehearse.

Par tangeano
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Mercredi 15 octobre 2008 3 15 10 2008 12:36

Interview de 

Gustavo Naveira 

 

Si dans 100 ans, il existe un Institut du Tango, il devra, en toute logique, porter le nom de Gustavo Naveira. Excellent pédagogue et extraordinaire danseur, sa compréhension de toutes les dimensions du tango le rend vraiment unique.

Il est flamboyant dans le tango nuevo. Évidemment, c’est lui qui l’a inventé ! 

Mais dans le style fermé du tango de bal, il est renversant, bien au-delà de n’importe quel milonguero viejo. Sans parler de sa musicalité, de la qualité de ses pas, de l'à-propos de ses ornementations, du lien profond qu’il rend manifeste avec Giselle Anne et qui aboutit à une forme chorégraphiée de l’amour. 

Gustavo est aussi un chercheur, un théoricien qui veut rendre limpide la structure du tango. Son exi-gence le pousse à expliquer le moindre geste, le moindre détail d’une séquence, et à cristalliser son expérience pour relier les différentes manières de danser et pour en extraire le code. Un peu à l’image de Piazzolla mais pour la danse, il cherche à synthétiser un tango qui englobe et dépasse ce qui avait été fait auparavant.

 

 

Comment as-tu rencontré le tango ?

Un peu par hasard. Mais lorsque je l’ai rencontré, je me suis rendu compte d’affinités avec mon histoire, ma famille. C’est très commun. J’étais habitué à écouter du tango et toute ma famille dansait un peu. À l’université où j’étudiais les sciences économiques, je faisais partie du ballet et par hasard, quelques amis me traînèrent à un cours de tango de Rodolfo Dinzel et c’est ainsi que j’ai commencé. Ensuite, d’autres danseurs eurent beaucoup d’influence dans toute la première étape de mon apprentissage, disons les 10 premières années. Ce sont les maestros qu’il y avait à ce moment-là : Pepito Avellaneda, Antonio Todaro et aussi d’autres personnes avec lesquelles je n’ai pas pris de cours directement, mais que j’aimais beaucoup regarder danser et qui m’influencèrent comme Miguel Balmaceda (le papa de Julito), El gordo Virulazo, Pupi, El negro Portalea… 

 

Qu’est-ce que tu leur dois ?

Aujourd’hui je ne me sens pas étroitement lié à eux. Mais, je garde un très bon souvenir autant de Pepito Avellaneda que d’Antonio Todaro. Je leur dois une certaine attitude face à la danse, pleine, désinvolte, insouciante peut-être aussi un peu sauvage et irréfléchie, mais c’était une bonne chose. Toute cette onde milonguera, ces choses du tango d’avant.

 

Aujourd’hui, ces choses-là ne se rencontrent plus ?

Si, mais elles sont mélangées. Les gens de cette époque, qui possédaient cette magie sont aujourd’hui très âgées. Et pour la plupart sont mort. Ceux qui aujourd’hui sont les plus anciens sont des danseurs qui se sont formés dans cette dernière étape du tango et qui ont fait le même chemin que moi ou que les danseurs de ma génération. En fait la situation est la même. Aujourd’hui, tu peux voir, des danseurs avec une onde milonguera, ou disons traditionnelle mais qui est mélangée, influencée par ce qui fait le tango moderne.

 

Il est rarissime aujourd’hui de voir des milongueros danser ouvert par exemple.

Ecoute, cette discussion qui existe aujourd’hui entre le tango ouvert et le tango fermé est une invention un peu étrange. Lorsque j’ai commencé à danser, je me souviens qu’il y avait des danseurs qui utilisaient différentes formes d’abrazo et l’on ne considérait pas forcement ceux qui dansaient serré (apretado) comme des traditionalistes. Ce n’était pas la seule possibilité, c’était beaucoup plus mélangé. Aujourd’hui on prétend que le tango apretado est le tango traditionnel et que l’autre non. Cette polémique me paraît une invention moderne.

 

Il y a un peu de marketing là-dessous. En Europe, le style “milonguero” a eu beaucoup de succès.

Oui, ici, il s’est passé la même chose en fait. Il y a eu un moment où ça a rendu fou tout le monde mais j’ai le sentiment que cette mode est en train de perdre de sa force.

 

Quelles ont été les évolutions dans ta manière de danser ?

Ce fut un processus logique d’apprentissage. Dernièrement, toute la reconnaissance intellectuelle de la structure de la danse me fit changer énormément ma manière d’utiliser l’abrazo, de coordonner les pas, de me déplacer. Aujourd’hui ce qui m’occupe le plus est la question de la musique. Comment aborder la structure musicale depuis la composition chorégraphique et l’improvisation. Et cela aussi, a modifié ma danse. Ça m’enthousiasme beaucoup en ce moment. Et puis c’est quelque chose d’assez nouveau et qui ne s’est jamais fait avant, de cette manière-là en tout cas. Ça se faisait un peu en l’air sans cette précision quasi mathématique de la musique et les outils que possèdent par exemple les musiciens. 

 

Le tango est devenu international. Quels sont les éléments fondamentalement argentins de cette danse ?

Ils proviennent de l’attitude générale des argentins dans cette société. Pour prendre un exemple, le gancho est un emportement très typique de l’attitude de notre peuple. Le tango est né avec les caractéristiques des gens d’ici, mais après, il s’est fait apte à quiconque, quel que soit son pays. C’est ce qui se passe aujourd’hui. Avant, la danse était l’expression de la ferveur envers la musique et la véritable étoile de tout ça c’était la musique. Et puis un beau jour, on s’est mis à danser par goût pour la danse. C’est un fait nouveau qui n’est pas strictement relié à la culture argentine. La danse est née de la culture Argentine, mais son développement appartient à tout le monde. Cette danse n’est plus une danse folklorique. Viendra une espèce de tango généralisé dans le monde entier.

 

Ce qui émeut chez toi c’est ta cap-cité à danser différents styles avec la même profondeur et à faire sentir ces différentes dimensions dans le même tango. Comment mélanges-tu ces différentes façons de danser ?

Par moments, la danse te montre des images, que l’on relie arbitrairement au tango d’avant ou au tango moderne. Pour moi, les choses ne sont pas ainsi. Ces associations que le spectateur fait sont le fruit d’un processus postérieur. Je crois que tout ce que je fais est moderne mais se développe à partir du tango d’avant. J’utilise dans ma danse la totalité de ce que j’ai développé jusqu’alors et pour moi tout est moderne. Par exemple, quand tu fais une volcada, tout le monde croît que c’est du tango traditionnel alors que ça a été inventé il y a quatre ans à peine. C’est un pas ultramoderne qui pourtant à une image antique.

 

En tant que créateur du nuevo tango, Comment le vois-tu évoluer ces dernières années ? Et jusqu’où peut-il aller ?

Ces vingt dernières années, il y a eu une explosion du développement de la danse. La capacité et la qualité d’improvisation d’aujourd’hui dépassent celles d’il y a trente ou quarante ans. La manière de guider et de suivre s’est établie de manière totale et pleine. La richesse chorégraphique est inédite. Et on commence à pouvoir composer une chorégraphie de manière plus sérieuse en maîtrisant l’équilibre spatial, la tension, différents éléments qui jusqu’alors ne l’avaient pas été.

 

On danse mieux aujourd’hui qu’avant ?

Beaucoup beaucoup mieux. Jamais dans l’histoire, on a dansé le tango comme aujourd’hui. Si tu vois une vidéo, ne serait ce que d’il y a vingt ans, tu ne peux pas le croire, tu veux mourir ! Et le pire, c’est que ça me plaisait !

 

Les femmes notamment disent qu’il se passe des choses extraordinaires qui restent dans le secret de l’abrazo, qui ne se voient pas de l’extérieur ? 

Peut-être pour un public non averti. Mais ceux qui ont une connaissance plus poussée, se rendent compte s’il y a qualité ou pas en voyant danser quelqu’un, malgré tout ce que l’abrazo peut cacher. J’observe que les choses se sont améliorées, sans parler de ce qu’elles étaient avant encore. Si tu prends n’importe quel film des années 50, c’est effrayant. Mais logiquement c’était ce qui s’était fait de mieux jusqu’alors. Mais bon l’évolution continue.

 

Jusqu’où peut-on aller ? Quelles sont les limites de cette évolution ?

En réalité nous hésitons tous à dire si le tango est fini ou infini. Cela provient du fait qu’on ne connaît pas le fondement structurel et technique du tango. C’est ce que l’on est en train de découvrir maintenant. Comme on ne maîtrise pas cette structure, on ne sait pas si ce développement fou va continuer. On se plante là, et l’on se dit : “Un jour ça va bien finir par s’arrêter”. Mais en réalité nous ne savons pas bien ce que l’on est en train de faire ! Par exemple un danseur classique peut connaître jusqu’au dernier détail du travail de chacun de ses muscles lorsqu’il exécute tel ou tel mouvement. C’est-à-dire qu’il connaît la structure de son mouvement jusqu’aux plus petits détails. Il n’en est pas ainsi pour le tango. On en est encore à discuter si l’on doit ouvrir l’abrazo, qu’elle est la bonne distance, qu’elle est la lecture que l’on doit faire de la technique. Et il y a plus. Il n’y a pas de discussion consistante de quels sont les éléments constitutifs du tango. Dans le fond, on ne sait pas encore ce que l’on est en train de faire. Et cela crée une forme d’insécurité. On ne sait pas ce qui va se passer.

 

Si toi, tu ne le sais pas, on est cuit !

J’ai une petite idée d’où on va. Après pas mal d’essais et d’erreurs, je crois tenir une idée de cette réalité. J’ai la sensation que l’on est au début du développement d’une nouvelle discipline de danse qui pourrait devenir universelle avec de nouvelles variables. Nous sommes à l’orée d’une nouvelle dimension de cette danse. Je ne veux pas devenir fou mais c’est la sensation que j’ai !

 

Il est vrai que ces temps derniers, le langage du tango s’est beaucoup enrichi.

Je crois que c’est parce qu’on ne sait pas reconnaître ce que sont les véritables éléments qui construisent la danse. On a le sentiment que ça part dans des millions de directions différentes. Mais il n’en est pas ainsi. Par contre, il y a des millions de nuances comme dans n’importe quelle discipline artistique. Mais ce n’est pas un océan de désespérance où personne ne sait rien. On peut trouver des chemins.

 

Que penses-tu de l’évolution récente de la musique (électrotango etc…) ?

L’évolution de la musique de tango pour moi est incarné par Astor Piazzolla (peut-être le plus grand génie qui ait vu le jour ici) et aussi d’autres qui, nourris de sa vision, ont donné au tango la possibilité de se convertir en une musique bien plus avancée. Ceci a fait que le tango a cessé d’être une simple chanson structurée par des blocs de 8 mesures.

En ce qui concerne le tango électronique, il ne me paraît pas, du moins, jusqu’à maintenant, une proposition valide. Il faut attendre. Ce n’est pas une évolution car elle ne propose rien de supérieur à la proposition antérieure. C’est la sensation que j’ai, mais je n’invalide pas la possibilité que ce genre décolle un jour et trouve des choses vraiment valables. Mais attention, je n’en ai pas non plus écouté beaucoup.

 

Quelles sont les musiques qui t’inspirent ?

Les musiques qui m’inspirent sont celles qui possèdent une bonne construction mélodique, un récit musical de qualité, un usage pertinent de l’arrangement. Les orchestres qui me plaisent sont ceux de toujours, Di Sarli, Pugliese, Troilo, Piazzolla aussi.

 

Comment naît une chorégraphie ?

Je commence à écouter de nombreuse fois un thème musical qui m’attire. Ensuite, en écoutant la musique, j’imagine des choses, c’est tout un chaos. Je le danse, j’improvise, je vois comment je me sens. Passé un moment, j’étudie spécialement la musique, sa structure avec beaucoup de soin, j’évalue comment sont construites les mesures etc… Puis je décompose en partie jusqu’à ce que surgisse, l’idée générale. C’est un procédé que je ne peux pas faire seul, que je fais avec l’aide de Giselle. De plus le tango se danse à deux, et il doit être le fruit d’un couple. Ça, c’est très important.

 

Avec Giselle Anne vous formez un couple dans la vie et sur la piste. Cette dimension me paraît importante et transparaît dans la profondeur de votre danse. 

La danse émerge à partir d’une relation réelle, profonde et forte. Un couple dans la vie possède une dimension supplémentaire comparée à ceux qui dansent ensemble occasionnellement. Et c’est bien ainsi.

 

Comment ton tango a-t-il changé avec ta rencontre avec Giselle Anne ?

Quand j’ai commencé à travailler avec elle, je suis entré dans un tourbillon. Nous nous sommes mis à danser et à travailler ensemble avec tant de passion et tant de profondeur que ça a déclanché en moi une quantité de possibilités intellectuelles, de connaissances jusqu’à un développement physique parce que je me suis mis à danser beaucoup plus qu’avant. Ceci a été très important pour moi. En plus, nos visions du tango s’accordent très bien ensemble. Et cela a donné logiquement des résultats. Evidemment nous avons eu des problèmes comme tous les couples peuvent en avoir. Mais nous avons trouvé des solutions et c’est ce qui est difficile. Tous les couples se disputent, luttent. Mais peu arrivent à trouver des solutions. Et c’est ce que nous sommes parvenus à faire dans la plupart des cas. C’est aussi pourquoi notre relation est si forte. Nous avons parcouru un vrai chemin ensemble dans l’étude du tango.

 

Nous vivons une époque un peu bizarre, tout le monde est maestro, tout le monde est DJ. Qu’elle est l’attitude d’un vrai maestro face à cela ?

Pour moi, c’est très normal et ça a toujours été ainsi. Aussi loin que je me souvienne, chaque danseur de tango s’est considéré lui-même comme un maestro ! Et tous les danseurs ont enseigné à tout le monde ! Beaucoup s’en plaigne. Pour moi, c’est d’une certaine façon globalement bénéfique. C’est la manière normale d’entrer dans le circuit du tango. Et le système fonctionne d’autant mieux que la rotation des danseurs est grande. Par exemple, une milonga intéressante est celle où il y a à la fois un petit groupe de gens connus et beaucoup de gens nouveaux. Sinon, tous les mardis, tu vas danser avec les mêmes. Une bonne rotation signifie qu’il y a beaucoup de nouveaux arrivants. Et le type qui apprend une chose et qui immédiatement l’enseigne va attirer de nouvelles personnes dans le circuit. Ce n’est pas si mal. Ensuite, le processus d’apprentissage, c’est un domaine qui, jusqu’à présent du moins, est du ressort de chacun. L’élève dont le prof est à court de matériel, change pour un autre. Nous sommes tous arrivés là où nous sommes dans un chaos et une sauvagerie totale. Rien n’est organisé. Mais d’un autre côté, s’il en a été ainsi jusqu’alors, pourquoi ne pas avoir confiance dans le futur ! En plus, ça apporte de l’air frais. S’il y avait des écoles officielles, tout le monde danserait pareil, ça serait l’ennui.

 

Qu’est-ce qui pour toi fait la qualité d’un professeur de tango ?

Je crois qu’un bon professeur doit être capable de percevoir ce qui se passe chez l’autre, d’oublier ses problèmes et de s’occuper vraiment des problèmes de l’autre, de reconnaître avec précision quel est le problème de l’autre. Tout le monde dit que le bon maestro est celui qui est capable de transmettre. Je crois pas qu’il en soit ainsi. Transmettre n’est pas si difficile. Quand un type enseigne mal, c’est parce qu’il ne sait pas ce dont l’autre a besoin. Il lui dit des choses qui ne lui sont d’aucune utilité. Le bon maestro est celui qui se rend compte de ce dont l’élève nécessite réellement. 

 

Et qu’est ce qui fait la qualité d’un élève ?

Un élève doit prendre et essayer tout ce que lui donne le maestro. Il ne doit rien accepter sans essayer. En plus il doit traiter de manière autonome toutes ces informations et créer un feedback avec son maestro. C’est quelqu’un qui prend tout, essaie tout, crée avec ça et confronte le résultat avec le maestro pour avancer. C’est un processus de réalimentation réciproque.

 

Quel est le pour et le contre de l’utilisation de la vidéo dans le tango ?

Ecoute, je ne laisse pas les gens filmer dans les cours pour plusieurs raisons. La raison centrale est commerciale. C’est un commerce phénoménal. Il m’est arrivé que l’on m’offre une vidéo de mes propres démonstrations dont j’ignorais l’enregistrement, et qui avait été achetée dans une boutique au Japon ! Tu vois, c’est choses arrivent tout le temps. Hier, j’ai trouvé sur You Tube 3 vidéos pirates de Giselle et moi ! D’un autre côté c’est de la publicité gratuite …

Et puis, si j’autorise de filmer, je vais donner la classe à 70 caméras !

Autre chose, du point de vue de l’enseignement, je sais par expérience que les vidéos ne sont pas si utiles qu’on veut bien le croire. Les gens se désespèrent pour obtenir des vidéos et croient que lorsqu’ils les ont, ils sont sauvés. Mais la réalité c’est que copier, prendre des pas ou apprendre à danser depuis une vidéo, est très difficile et demande des efforts énormes. À moins de posséder un écran de 3 mètres sur 4 pour avoir les danseurs grandeur nature, et en 3 dimensions, en plus, pour que tu puisses les voir sous tous les angles ! Utiliser un tout petit écran est une torture. La vidéo lave tout le mouvement et l’on peut facilement s’y tromper. Le bénéfice réel des vidéos pour un danseur est minime. Tu danses bien quand tu danses beaucoup, pas quand tu vois beaucoup de vidéos. 

 

Comment a évolué ta manière d’enseigner ?

Je danse depuis 25 ans. Beaucoup d’expériences se sont accumulées. J’adore enseigner. Je le fais avec plaisir. Et j’ai eu du succès avec ça. Avec le temps, je possède une quantité de mécanismes qui me permettent de contrôler beaucoup de variables en même temps et qui font fonctionner le cours. Mais les systèmes pédagogiques ne sont pas des mystères. Ce qui l’est par contre c’est le tango ! Il existe de très bons pédagogues. Mais il manque la compréhension de la matière elle-même. Jusqu’alors, il n’existe pas de système strict, bien organisé et approuvé de la technique ou de la construction du tango. Chacun dit des choses différentes et les jette dans l’océan du tango. Et c’est là que l’enseignement perd de sa valeur. Les maestros ne sont pas en cause. Avec le temps, on va en savoir chaque fois plus et ça va s’organiser. Ça fait longtemps que ça me préoccupe. Je suis en train d’écrire un livre sur le sujet qui sortira dans quelques mois, un an au plus et qui fonde tous les processus que je considère vala-bles pour comprendre ce qu’est vraiment le tango. Bon, je peux me tromper évidemment. Il faudra beaucoup de livres, le mien et beaucoup d’autres encore pour parvenir à la solidité qu’un tel système doit posséder. Mais je crois que c’est le chemin : découvrir, penser, essayer. On en est là. Et je compte continuer à le faire jusqu’à ma mort ! ça doit être fait et pas seulement par moi mais par beaucoup d’autres aussi.

 

Quels sont tes projets futurs ?

J’ai trois projets importants. Le premier est le livre. Le second est un spectacle qui aura lieu dans la Papelera où se donnent mes cours. Le troisième est le développement des séminaires thématiques qui ont lieu à Buenos Aires depuis 3 ans dans une forme améliorée, dans le monde entier. Un agenda assez rempli pour les trois, quatre années à venir ! 

 

Par tangeano
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Mardi 15 janvier 2008 2 15 01 2008 23:30
L’IDEE GENERALE :
LE TRAVAIL = LA PRESENCE

Présence de la conscience sous la double forme de l’acceptation et de la perception de « Cela » qui émerge du corps.

C’est une idée contemporaine :
Aux contemporains, le corps parle un langage primitif ou un langage de l’inconscient qui interpelle. Alors, explorer la chair, la matière, la nudité de la matière, l’authenticité dans la matière, les émotions tapies au fond de la matière. La matière du corps comme espace de tensions qui vibre pulsions et de  rythmes.

Le mouvement émerge du sol.
Le relâchement dans le sol est essentiel au tango.
Par tangeano
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Vendredi 4 janvier 2008 5 04 01 2008 15:38
Zen, liberté et tango ?

 
Pour atteindre un état non-dualiste, dans lequel l’esprit et le corps sont conjoint, le za zen utilise la pratique posturale, en ce sens que l’état absolu de l’esprit est réalisé dans la posture.  
Le tango utilise un savoir postural qui a beaucoup en commun avec le zen. La voie du Zen est une voie de l’immédiateté basée sur le renoncement et non sur la transformation du relatif. Discipline extérieure et liberté intérieure.
  Contrairement à cela, le tango est une rencontre dans le relatif, une recherche continue d’innovation et d’adaptation à la réalité relative.   
 
 
 
Par tangeano
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Vendredi 4 janvier 2008 5 04 01 2008 12:08
Site de référence pour l'enseignement et la communication avec les élèves.

Echanges et articles liés au développement des projets TANGEANO :

- club de tango
- séminaire chorégraphique
- liens transversaux (danse et syntaxe et autres disciplines)
Par tangeano
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